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☉ Blanche/Chaptal Paris 9

 

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Comme la vie passe vite !

Psycho

Ce constat s’impose de lui-même lorsque l’on arrive à mi-vie, la quarantaine ou à peu près… et devient prégnant dès que ce cap est franchi. « Tu verras…, disent les plus anciens, après 50 ans, ça file à toute allure ! »

 

Le fait est qu’à l’occasion de ma visite annuelle chez ma gynécologue, en la voyant sortir de son fichier un dossier gros comme un dictionnaire, nous avons réalisé ensemble que nous nous connaissions depuis… 32 ans, précisément l’âge de l’un de mes fils.

Elle n’en revenait pas… et moi encore moins ! « Comme la vie passe vite ! » me souffla-t-elle, elle, 70 ans passés et toujours en activité, passionnée par son métier !

 

Le temps semble s’accélérer, passé la cinquantaine, au point que ces rendez-vous annuels, comme d’autres, me semblent plus rapprochés, comme si le précédent datait de 6 mois, alors qu’il s’agit de plus du double.

Cette notion du temps qui passe, qui s’accélère, qui nous glisse entre les doigts, se ravive à l’occasion d’événements difficiles de la vie que sont les deuils de nos proches, parents tout d’abord, amis, connaissances… que nous voyons partir suivant un ordre illogique, qui génère lui aussi bon nombre de questionnements qui restent sans réponse…

La maturité ou l’âge des nouveaux choix

A mi-vie, on est supposé avoir déjà vécu pas mal de choses, trajectoire linéaire ou pas, fait le tour de certaines, appris sur les autres et sur soi. On a surtout une conscience aigüe de ce temps qui nous échappe et ne peut se retenir, comme le sable qui glisse entre les doigts.

 

C’est angoissant pour beaucoup d’entre nous.

A ce stade, certains, persuadés d’avoir fait de mauvais choix de « carrière », se précipitent dans une reconversion pro. D’autres y sont contraints par les aléas de la vie, divorce, chômage, maladie… d’autres encore, plus ou moins épanouis dans leur activité, n’échappent pas non plus à cette urgence à conscientiser ce « temps qui reste », et à le remplir efficacement. Les enfants ont grandi et revendiquent leur indépendance ou ont déjà quitté le nid. Ils vivent leur vie, et c’est très bien ainsi !

Mais le sentiment de vide, le besoin d’introspection, fort, obsédant, sont là : qui suis-je véritablement ? de quoi ai-je envie pour les années qui sont devant moi ? et comment faire les bons choix ?

 

Parallèlement, petit à petit, une tendance se dessine : un certain détachement par rapport au matériel. Changer la voiture ? oui, bof. Tant qu’elle tient encore le coup ! Faire les magasins ? Fatigant, et finalement sans intérêt de continuer à remplir une armoire déjà pleine. Des achats à faire, oui peut-être, mais les bons : ceux qui correspondent à ce que je suis aujourd’hui, et pas au calendrier imposé par « la norme », par ce que l’on nous dit qu’il faudrait faire, parce que les autres le font.

Une autre tendance est là aussi : celle de ne plus perdre son temps avec ceux qui ne nous apportent pas de positif, voire l’inverse. Ceux qui nous dévorent ce temps qui devient si précieux, ceux qui prennent et ne donnent rien ou trop peu en retour, ceux qui polluent notre « paysage »… en nous laissant au passage un sentiment de mal être.

J’ai 40 ans/50 ans/60 ans… qui suis-je ?

Développement personnel, coaching, lectures orientées, méditation, liens défaits ou distendus que l’on a envie de renouer, voyages à faire, pays à visiter, aptitudes restées dans l’ombre à développer, nouveaux centres d’intérêts qui deviennent des passions… sont des pistes qui s’offrent facilement à nous, à l’heure d’internet, des réseaux sociaux et de toute cette info immédiatement disponible, qui contribue à cet état d’urgence.

 

On a envie, et c’est légitime, de penser plus à soi, sans forcément le pouvoir au quotidien : si les enfants ont grandi, les parents ont vieilli, et ont désormais besoin de notre soutien, notre présence, notre aide. C’est le lot des quinquas, pris en sandwich entre une activité pro sur le déclin, sauf exception (que vaut un quinqua sur le « marché du travail » ? inutile de répondre !), des enfants grands mais pas encore stabilisés dans une vie professionnelle et/ou affective, des parents vieillissants.

 

C’est dans cet emploi du temps dense et chargé, mais pas forcément épanouissant, qu’il me semble urgent de se poser, dès que possible.

Les petits plaisirs du quotidien

Prendre le temps de conscientiser et de savourer le plus petit plaisir de la vie au quotidien, et chacun aura les siens : hier, je me réjouissais de marcher dans le froid, au soleil, même si je devais surveiller mes pieds à chaque pas vu le danger de glissade !

Devant une façade banale j’ai levé machinalement les yeux et découvert une ancienne enseigne, qui avait défié les décennies : « Fabrique de pantoufles »… comme un clin d’oeil venu du passé. J’ai été émue. Plus personne ne dit « pantoufles » aujourd’hui.  Je l’ai pris en photo, ce joli témoin d’une époque révolue, celle de mes grands-parents, et j’ai été contente qu’il soit toujours là pour les rappeler à mon souvenir alors qu’aucun des quatre n’est plus de ce monde depuis un long moment déjà …

 

J’ai eu, aussi, un grand plaisir à me glisser sous ma couette le soir, dans une maison bien chauffée, avec une grosse pensée pour ceux qui n’ont pas cette chance.

 

Ce sont des petites choses, mais il fut un temps où je n’étais pas consciente de leur importance, et ce temps fut long. Il y avait tant de choses à faire dans un quotidien surchargé, entre travail, enfants et accessoirement, loisirs.

Aujourd’hui, elles m’apparaissent dans toute leur nécessité à les conscientiser et à leur donner la place qu’elles méritent.

L’essentiel et rien d’autre

Il paraît que ce regard qui s’aiguise avec la maturité, et ce besoin d’intériorisation, de concentration vers «soi », et vers « l’essentiel » de ce qui nous constitue, se mettent en place naturellement, comme pour nous préparer, tranquillement mais sûrement, à l’entrée dans l’automne, puis dans l’hiver de nos vies. Il suscite aussi, une autre question : quelle trace laisserai-je sur terre ? Comme le disait le professeur Keating à ses étudiants du « Cercle des Poètes disparus » : « Messieurs, quelle sera votre rime ? »

 

Les centres d’intérêt se déplacent, comme ils s’étaient déplacés lorsque les enfants sont arrivés, nous plongeant dans un rôle nouveau fait de responsabilité et de tellement d’amour.

L’amour pour les autres, pour les siens, est toujours là, mais il est autre. Ils sont toujours aussi importants mais nous aussi, sommes importants, car la vie passe, et passe deux fois plus vite qu’avant. Il est urgent de profiter de chaque instant, avec eux mais aussi, surtout avec soi, et de ne pas oublier de savoir se réjouir d’un rien.

 

Carpe Diem.


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