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Je suis anxieux (se), c’est grave ?

Psycho

Vous vous sentez souvent inquiet (e) pour des raisons qui n’en valent pas la peine ? Votre vie quotidienne est remplie de petits stress que vous n’arrivez pas à évacuer ? Vous êtes probablement de structure anxieuse. Ne vous rajoutez pas d’inquiétude (vous en avez assez comme ça…) : 15% de la population est comme vous, surtout les femmes (presque 2 pour un homme), et encore plus si vous êtes divorcé (e) ou séparé (e).

Quelques situations qui peuvent générer du stress chez une structure anxieuse

1 – On sonne à la porte : c’est le facteur qui apporte un recommandé. Il ne peut s’agir que d’une mauvaise nouvelle ! Un recommandé, ça n’est jamais bon signe… ou bien ce recommandé arrive un vendredi et vous ne pourrez pas aller le chercher avant lundi, bref, un week-end perturbé…
2 – Votre chef vous convoque au travail : qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce qu’il me veut ?
3 – Votre banquier vous laisse un message vous demandant de le rappeler rapidement : ça y est, je suis dans le rouge, je n’aurai pas mon prêt, bref, une mauvaise nouvelle est au bout du fil
4- Vous interrogez votre répondeur : votre mère vous informe qu’elle est partie aux urgences car elle est tombée, et vous n’arrivez plus à la joindre (tout simplement parce qu’elle a oublié son portable… ) idem pour votre ado qui ne vous rappelle pas une fois arrivé à sa soirée (il n’a juste plus de batterie…!), vos enfants qui ont pris la route ce matin pour traverser la France en vous mettant dans les affres jusqu’à ce que vous receviez confirmation de leur arrivée à bon port…
5- Vous n’avez rien de spécial à faire et vous commencez à cogiter : à l’avenir, à la liste de courses, à la taxation des carburants, à vos plaquettes de freins à changer, au budget des cadeaux de Noël…

Pour l’anxieux, ces petites interrogations du quotidien génèrent un vrai stress, doublé de petits malaises physiques : la petite boule au ventre, la respiration plus difficile, plus saccadée, l’insomnie ou la compulsion alimentaire : vite un bout de chocolat (ou carrément la plaque !), un bout de saucisson, voire un petit verre, pour mettre un peu de baume sur cette petite crise d’angoisse, ce sentiment d’insécurité parfois indéfinissable, mais toujours présent à divers moments de la journée.
Ce ressenti est souvent associé à une tendance perfectionniste dans l’organisation, motivé par la crainte de mal faire, ou à la tendance carrément inverse : devant la montagne de choses à faire, on renonce : « je verrai ça demain », on procrastine, avec culpabilité d’ailleurs, ce qui génère un autre style d’inquiétude. Bref, on tourne en rond !

Comment définit-on la personnalité de structure anxieuse ?

C’est souvent un timide, un inquiet, qui cherche souvent à passer inaperçu, se sent parfois inférieur aux autres. Pour éviter les conflits et par peur de mal faire, il se met souvent en retrait ou à part, il évite le « trop de contacts ». Dans son activité professionnelle, il est souvent solitaire : il choisira de préférence une activité pro qui évite d’avoir trop de contacts de visu, qui lui évitera d’avoir à s’affronter, à défendre son point de vue, et même à communiquer trop souvent. Il a du mal à se valoriser, à se mettre en avant, se laisse parfois dominer par ses collègues, ses amis. Dans les cas extrêmes, l’anxieux peut évoluer vers la phobie sociale, l’agoraphobie…

Comment l’anxieux vit-il au quotidien ?

Il vit dans l’anxiété anticipatoire ! Tout, ou presque, peut vite devenir sujet d’inquiétude. C’est très handicapant pour lui car il n’arrive pas à se détendre vraiment : un souci réglé en amène un autre pour le remplacer, et ainsi de suite…
Il tombe dans les travers du contrôle excessif : vérifier 3 fois (ou plus!) que la porte est bien fermée, que ses billets de train sont bien dans son sac ; qu’il n’a pas oublié de fermer la fenêtre, le robinet d’eau ; qu’il a bien enregistré un fichier important, payé une facture dans les temps ou la cantine ; qu’il est bien à la bonne porte d’embarquement quand il prend l’avion ; qu’il avait bien rendez-vous chez le médecin le jour où il se retrouve dans sa salle d’attente, et j’en passe…

Pour se défendre de son anxiété envahissante et génératrice de stress, l’anxieux devient contrôlant à l’excès pensant régler son problème ou tout du moins le régler provisoirement.Cela ne sert pas à grand-chose puisque de toutes façons le stress revient toujours.
Cette hypervigilance est particulièrement éreintante car elle ne laisse pas franchement de repos : l’anxieux peut développer une tendance hyperactive, dort mal et se sent perpétuellement insécure.

Comment se sortir de cette anxiété permanente ?

Tout d’abord, en prenant conscience qu’elle est handicapante, et que tout n’est pas figé dans le marbre sur le plan psychologique. Certes, si vous vous êtes reconnu (e) dans les exemples ci-dessus, il y a de fortes chances que vous ayez une structure de personnalité dite anxio-phobique, et ce n’est pas une maladie, hors cas extrêmes qui doivent amener à consulter, comme les névroses phobiques ou névroses d’angoisse (avec suées, gêne respiratoire, tremblements, malaise important…) ou encore une aggravation de l’hyper-activité, un sommeil non-réparateur persistant sur plusieurs semaines, une permanente « crainte du pire »… symptômes qui peuvent faire penser à une dépression.

Si vous vivez avec votre inquiétude sans souci, vous pouvez apprendre à gérer les états de stress quotidiens en pratiquant une activité faite pour vous, qui invite à la détente : yoga, gym douce, taï-chi, qi-gong, relaxation, massages…
Au quotidien, soyez attentif à ne pas bloquer votre respiration, apprenez la respiration profonde, et ayez le réflexe dès que vous en sentez le besoin, lorsque la tension monte. Fermez les yeux en la pratiquant, concentrez-vous sur votre posture, bien droite, les pieds bien ancrés au sol. Autre technique : visualisez un endroit, un paysage qui vous plaît, et imaginez que vous vous y promenez, que vous vous y sentez en totale sérénité.
La sophrologie, l’hypnosel’accompagnement en Relation d’aide avec des outils spécifiques, pratiqués avec des professionnels compétents, permettent d’évacuer beaucoup de son anxiété.

Côté homéopathie, Ambra Grisea fonctionne bien sur la nervosité, Gelsemium sur les troubles de la concentration, Aconitum Napellus en cas d’angoisse forte.
En cas d’insomnie, la passiflore (Passiflora Incarnata) est efficace.
Un naturopathe peut vous conseiller efficacement un traitement à base de plantes, et une alimentation adaptée.
D’une façon générale, l’anxieux doit être rigoureux sur son hygiène de vie et son repos quotidien afin d’éviter l’aggravation de ses symptômes, et de gérer le mieux possible au jour le jour, son inquiétude naturelle.
Un suivi thérapeutique peut lui être très utile, parfois quelques séances suffisent pour ressentir
une véritable amélioration !

  • A lire, pour en savoir plus  :
    Petit ou grand anxieux – Alain Braconnier (Odile Jacob)
    Psychologie de la peur – Christophe André (Odile Jacob)
    L’anxiété et les troubles anxieux – Suzy Soumaille (Collection J’ai envie de comprendre/Médecine et Hygiène)


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