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☉ Blanche/Chaptal Paris 9

 

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Quand les injonctions parentales influent sur le scénario de vie

Psycho

Fondée par le médecin psychiatre américain Eric Berne, l’analyse transactionnelle est un outil précieux en psychothérapie. Elle permet de mieux se connaître et d’améliorer ses échanges avec les autres, appelées « transactions »dans le langage de l’outil.
Si ses concepts peuvent paraître un peu simples, il n’en est rien en réalité.
Ainsi, grâce à la notion de « scénario de vie », étudiée dans le cadre de ma reconversion professionnelle, j’ai appréhendé quel était le mien, quelles « injonctions » j’avais reçues de mes parents.
Que faire ensuite avec tout cela ? Réfléchir d’abord, poser par écrit, faire le point sur les conséquences des injonctions reçues, évaluer l’impact qu’elles ont eues sur notre façon de voir le monde et de nous y comporter.
Et comme la réflexion est le premier pas vers l’action, conscientiser c’est déjà y voir plus clair, c’est un premier élan vers une modification de sa façon de voir les choses, les autres, les situations.

 

Les injonctions reçues déterminent une partie du caractère et conditionnent les décisions personnelles

Il existe 12 injonctions négatives en Analyse Transactionnelle, ou « messages » qui sont donnés par les parents durant l’enfance. Ces messages ne sont pas délivrés verbalement, mais inconsciemment, c’est donc de la même manière qu’ils sont intégrés par l’enfant :

– N’existe pas
– Ne sois pas toi-même
– Ne sois pas un enfant
– Ne grandis pas
– Ne réussis pas
– Ne fais pas
– Ne sois pas important
– N’appartiens pas
– Ne sois pas proche
– Ne sois pas en bonne santé
– Ne pense pas
– Ne ressens pas

Ces messages pré-verbaux, l’enfant va les intégrer de façon subconsciente. Ils auront une incidence sur sa façon de se comporter, de réagir aux événements. Il peut choisir de le/les refuser, les transformer positivement.
Vous pouvez vous dire « Comment mon parent aurait-il pu m’ordonner inconsciemment de ne pas grandir ? » Un exemple tout simple dans une fratrie : c’est parfois cette injonction qui est transmise au petit dernier, le plus protégé, le plus couvé. Inconsciemment, il lui est demandé de rester petit !
S’il transgresse cette injonction, toujours inconsciemment, il peut ressentir un malaise corporel, par exemple, il se lance dans des activités sportives à risque : il va y aller avec plaisir mais au moment de passer à l’acte, ressentir des palpitations, avoir des suées… ce n’est pas forcément le stress du danger qui joue ici, mais l’injonction reçue. Il « désobéit » à cet ordre reçu de ne pas prendre de risque, de ne pas oser, de ne pas grandir. Et son corps le lui dit. Il peut aussi devenir un adulte incapable de se prendre en charge. Cf. le fameux « Tanguy » du film.

 

Injonctions et conséquences : ce qu’on m’a « demandé », comment j’ai « répondu »

J’ai distingué facilement 4 injonctions reçues de mes parents durant mon enfance :
– N’existe pas (traduire : je peux continuer à exister tant que je fais ce qui est attendu…)
– Ne sois pas un enfant (traduire : comporte-toi comme un adulte dans certaines situations)
– Ne sois pas proche (évite l’intimité physique, instaure une distance)
– Ne ressens pas (ressens cette émotion, mais ne l’exprime pas)

J’ai traduit la première injonction, « n’existe pas », par : pour avoir le droit d’exister, sois sage, travaille bien (en classe, mon piano…), ne « réponds pas ». Cela a généré  une forte discipline personnelle : je suis bosseuse, je vais au fond des choses, j’aime apprendre et m’en donner les moyens, me surpasser, comprendre, analyser.

La deuxième « ne sois pas un enfant« , m’a incitée à ne pas faire de bruit, ne pas me faire remarquer, être polie, ne pas déranger les adultes. Cette injonction a développé en moi un côté introverti, beaucoup dans l’observation. Je ne me fais pas remarquer, j’ai des codes de communication très policés. Je suis aussi, plus positivement, très responsable, et fidèle à mes engagements.

La troisième, « ne sois pas proche« , a été reçue de mon père, personnalité secrète, peu encline à l’expression des sentiments. Conséquence : je suis sur la réserve, je montre rarement mon affection, j’ai peu de gestuelle affective, j’ai une réticence au contact physique, je montre donc mon affection autrement (même si j’ai fait de sérieux progrès par rapport à une certaine époque !)

A la quatrième « ne ressens pas ! » (traduite par « ressens cette émotion si tu veux mais ne l’exprime pas ! »), j’ai décidé de contester,  et d’explorer le champ du ressenti par la voie artistique et créative, la musique, l’écriture. Toutefois, si j’ai perçu les limites de cette injonction en décidant de ne pas me priver d’expériences riches en émotions et sensations, cette dernière injonction m’a « collé aux basques » : je ravale toujours mes émotions, de la plus légère à la plus intense, surtout quand elle est difficile. L’émotion légère sera exprimée par un sourire, l’émotion désagréable voire pire, par le silence.

Rien n’est joué : on peut toujours modifier son scénario de vie ! 

Bien évidemment d’autres éléments que les injonctions contribuent à dessiner la matrice du scénario de vie. De même que l’enfant reste libre de ce qu’il va faire des injonctions (et contre-injonctions) reçues de ses parents. De même aussi qu’un scénario n’est jamais définitif et peut-être modifié par tout individu, sous réserve de prendre quelques risques.
Si cela vous parle, un ouvrage très intéressant sur l’Analyse Transactionnelle, simple à lire et très pédagogique :

« L’analyse transactionnelle », d’Alain Cardon, Vincent Lenhardt et Pierre Nicolas, Editions Eyrolles Pratique
 » Que dîtes-vous après avoir dit bonjour ? « , d’Eric Berne, Tchou


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